Après guerre
Un projet de déviation de la RN88 est évoqué pour contourner ALBI par l'EST. Ce projet prévoit la traversée de la commune de Lescure avec la réalisation d'un nouveau pont sur le Tarn.
1974
La rocade d'Albi est déclarée d'utilité publique
(la réalisation d'un vrai contournement de la ville déjà
reconnu comme nécessaire est reporté à 20 ou
30 ans) . La rocade sera une 2x2 voies mais la fiche technique précise
qu'on y roulera à 60 km/h. Dans une première phase, la rocade
a été construite en 2 voies. La vitesse est limitée
à 90 km/h (contrairement aux précisions du dossier d'enquête).
Les échangeurs sont déjà très nombreux (5 sur
6 km) et de part la configuration du site albigeois ils sont peu lisibles.
Le projet de traversée de la commune de Lescure est abandonné
au profit de la mise à 2x2 voies du tronçon de RN88 reliant
le quartier de Cantepau au lieu dit L'Hermet (au nord de Lescure). Depuis
cette date (25 ans), la rocade d'Albi est dangeureuse. Régulièrement,
la mise à 2x2 voies devient un enjeux électoral et
la réflexion sur le bien fondé du passage de l'axe Toulouse
- Lyon sur ce morceau de RN88 est étouffée par la mauvaise
foi et le manque de lisibilité. L'aspect financier prend le
dessus sur l'intérêt général. La
nécessaire réalisation du contournement d'Albi est
régulièrement repoussé par les élus : c'est
un projet politiquement non porteur.
1993
(19 ans plus tard)
Un Avant Projet Sommaire d'Itinéraire (APSI : daté
du 4 novembre 1993) concernant le passage de l'axe Toulouse - Lyon
en terre albigeoise est soumis aux élus et décideurs. La
faisabilité d'un contournement Nord-Ouest d'Albi a été
étudiée, et chiffrée. Nous noterons que les techniciens
de la DDE -et ils le confirment en privé- considèrent cet
itinéraire comme le plus pertinant, tant sous l'angle technique
que financier. Les élus l'ont encore une
fois repoussé de 20 à 30 ans en privilégiant
la mise aux normes express de la rocade et en demandant la résurrection
de la traversée de la commune de Lescure (projet d'après
guerre).
1996
Sous la pression des élus, la DDE du Tarn élabore le Dossier
de Voirie d'Agglomération
(DVA) d'Albi. Deux scénarios
sont envisagés :
- Soit l'on donne la priorité au contournement d'Albi puis l'on
double la rocade sans mise aux normes express (c'est le scénario
A : une seule variante) . Variante condamnée d'avance.
- Soit l'on donne la priorité à la rocade (dans ce cas
aux normes express) et l'on repousse le contournement d'Albi de 25 à
30 ans (c'est le scénario B : 4 variantes aussi irréalistes
l'une que l'autre). Nos élus ont retenu la variante B3b, celle qui
fait plaisir à chacun d'eux, celle qui propose du bitume partout
dans l'agglomération, la variante la plus chère.
A cette époque l'association de Veyrières manifeste ses
inquiétudes auprès de la DDE. Les nuisances sonores de la
rocade deviennent génantes. La DDE répond que le traitement
des nuisances sonores dans ce site sera difficile et qu'il sera envisagé
lors de l'aménagement de la rocade ( le terme aménagement
signifiait conversion de la rocade en voie express).
1997
A la suite d'une concertation des collectivités locales (qui
a soigneusement évité la concertation publique), les conseils
municipaux du grand albigeois ainsi que le Conseil Général
du Tarn valident le DVA d'Albi sur la base de la Variante B3b. Les décisions
se prennent à l'unanimité. La population n'est au courant
de rien.
1998
Le réveil des citoyens
Après 25 ans de politique de l'autruche, nos décideurs se trouvent face à la réalité. Le trafic de l'A68 est en très forte augmentation. L'idée d'un contournement d'Albi ayant été repoussé trop longtemps , une situation d'urgence s'est installée dans la cuvette albigeoise. La rocade est saturée et de plus en plus chargée d'un trafic de transit. Les négociations du contrat de plan sont en cours, et il est trop tard pour ressortir le dossier du contournement d'Albi. Enfin, comme par le passé, les élus préferent porter un projet de mise aux normes express de la rocade putôt que de promouvoir le projet de contournement. C'est donc la mise aux normes express de la rocade qui est proposée au contrat de plan. Du bout des lèvres on commence à préparer la population à l'arrivée d'une enquête d'utilité publique pour la mise aux normes express (autoroutières) de la rocade. PLusieurs associations d'albi s'interrogent sur la signification de certains aménagements envisagés et donc sur la dimension réelle de ce qu'on leur présente comme le simple achèvement de la rocade.
A Lescure, la population apprend la résurrection du projet de traversée de Lescure (projet d'après guerre) abandonné en 1974. De nombreux lotissements ont été construits à ras du tracé, nous sommes aujourd'hui en zone semi-urbaine. La traversée de la commune est en fait un tronçon de 3,8 km de l'axe Toulouse - Lyon. Afin de calmer les inquiétudes les élus l'ont baptisé " bretelle" de Lescure et le présentent comme un serpent de mer qui ne se réalisera jamais. Les élus lescuriens portent simultanément deux projets contradictoires : urbaniser Lescure, "désenclaver" Lescure ( mais Lescure n'est pas enclavée), sécuriser Lescure !
Février 1998 : Lescure.
La tromperie éclate au grand jour en février 1998
quand la population découvre dans le bulletin municipal : que la
"bretelle" de Lescure sera aux normes autoroutières, et que l'Enquête
d'Utilité Publique est imminente (janvier 1999). Il ne s'agit plus
d'un serpent de mer. La population organise le 26 février 1998 une
réunion publique spontanée (120 personnes) afin de réfléchir
sur la nature réelle du projet. Les élus municipaux ainsi
que le Président du Conseil Général du Tarn (1er adjoint
au maire de Lescure) présentent le projet comme inéluctable,
font remarquer (avec la pire des mauvaises fois) à la population
qu'il était connu de tous et qu'il ne faut pas dramatiser car l'axe
Toulouse - Lyon n'existera pas avant des décennies. Ils connaissent
pourtant bien les problèmes posés par l'énorme augmentation
du trafic généré par cet axe. Ce jour là ,
la population de Lescure constate la tromperie.
12 mars 1998, Lescure : naissance de FOPA.
La population de Lescure s'organise. Elle crée l'association
FOPA (Fermement Opposée au Passage de l'Autoroute dans l'agglomération
albigeoise). Un premier article dans un journal hebdomadaire "Tarn
Info" donne le ton : notre mouvement sera ferme, déterminé,
sans concessions et respectueux des lois. Un patient travail d 'information
des populations du grand albigeois se met en route. L'énormité
de ce projet passéiste (l'autoroute dans la ville) laisse les albigeois
perplexes. Petit à petit la prise de conscience gagne la population.
27 mars 1998 : trois associations se rencontrent.
L' association Agir (pour les intérêts du Séquestre),
et celle du quartier de Veyrières rencontrent FOPA pour étudier
la faisabilité d'un travail commun et réfléchir sur
l'intérêt de créer une structure commune dans laquelle
chaque association pourra garder son identité.
L'idée d'un collectif sans statut juridique est posée : les
actions pourraient être conduites sous la responsabilité (juridique)
d'une association choisie en fonction des besoins.
23 avril 1998, Lescure : réunion publique
(plus de 250 personnes).
Après avoir distribué des
milliers de tracts dans Albi et son agglomération, la population
du grand albigeois est représentée par 250 personnes au cours
de la réunion du 23 avril. La précision de nos informations
et surtout la référence aux documents officiels que nous
présentons et que les gens peuvent feuilleter, crédibilise
notre travail. Cette image de "gens sérieux" se répand dans
toute l'agglomération. De toutes parts, des anonymes nous apportent
de nouvelles informations, de nouveaux documents ; ce qui fera dire, plus
tard, à certains élus : "Ils en savent plus que nous". Petit
à petit les projets de voirie intéressent les citoyens. Derrière
ces dossiers c'est l'avenir de notre agglomération qui est en jeux.
Avril 1998 : naissance du collectif CAA.
Trois associations rejoignent FOPA ; association Agir, association
des quartiers de Verrière et une nouvelle venue, l'association
des quartiers de Bellevue et La Rachoune. Elles créent le collectif
CAA (pour le Contournement Autoroutier d'Albi). Rapidement deux autres
associations rejoignent le CAA . L'asssociation albigeoise "Govert" et
l'association Lescurienne de "Défence des berges de Rabinel".
Le collectif CAA comprend six associations : Une dans la commune du
Séquestre, Trois dans la commune d'albi, deux dans la commune de
Lescure. Leur travail associatif a fait émerger
un projet commun construit sur la base d'un réel intérêt
général : La priorité
au contournement est la solution la moins chère à long terme,
elle résoudra les problèmes de circulation dans Albi pour
aujourd'hui mais aussi pour l'avenir, elle améliorera le cadre de
vie des habitants de toute la cuvette albigeoise (70 000 hab.).
Quelques évènements :
30 mars 98 : le Président du Conseil Général du Tarn et 1er adjoint au maire de Lescure, Monsieur Thierry CARCENAC, reçoit FOPA. Nous avons assisté à la justification du projet de mise aux normes express de la rocade, par l'histoire, les difficultés financières, les délais de réalisation, l'intérêt économique avec de nouvelles zones d'activités plus attractives, le désenclavement du village de Lescure (déjà traversé par la RN88), la sécurité routière, ...Ces arguments nous ont été servi à toutes les sauces. En accompagnement il y avait aussi le très utile "c'est trop tard, il fallait le dire plus tôt, le dossier est trop avancé".
13 mai 98 : le Conseil Municipal de Lescure reçoit le bureau de FOPA à huis clos : attitude du petit garçon pris le doigt dans la confiture, aucune volonté de transparence. C'est Monsieur CARCENAC qui nous donne la réplique en nous repassant les plats du 30 mars. Réunion sans intérêt.
18 mai 98 : M. Hucher, Directeur de la Direction
Départementale de l’Equipement, reçoit une délégation
du collectif. Il nous apporte les informations
suivantes :
- Le projet de contournement d'Albi n'existe pas. Il n'y a jamais eu
d'études, ce projet n'est qu'un "coup de crayon" sur une carte (pourtant
le dossier d'APSI affirme l'inverse). C'est le premier mensonge de la DDE.
- Délai de réalisation technique du contournement Nord-Ouest
(13 km) : 15 ans. Pour info. la réalisation des 60 km d'A68 Toulouse-Albi
n'a demandé que 7 ans. On se moque de nous !
- Protections antibruit uniquement pour les constructions antérieures
à la réalisation de la rocade -1974- (en vertu d'une clause
d'antériorité).
- Pas de documents en sortant, mais promesse d’envoi.
Tanus le 18 mai 98 : à l’occasion de la venue de Monsieur GAYSSOT, Ministre des Transports, Monsieur Roland FOISSAC, Conseiller Général du Tarn, accepte de remettre en main propre un courrier du collectif au Ministre.
29 mai 98 : La demande de rendez-vous adressée à Monsieur Alain Rondepierre, Préfet du Tarn a eu pour réponse un courrier nous renvoyant à la DDE.
3 juin 98 : réception du Dossier de Concertation du Dossier de Voirie de l’Agglomération envoyé par Monsieur Hucher (directeur de la DDE). La DDE a donc tenu sa promesse. A notre grande surprise, de nombreux éléments du dossier contredisent les affirmations du DDE, et nous donnent globalement raison.
8 juin 98 : Conférence de Presse. Un dossier de presse est remis aux journalistes présents (La Dépêche du Midi, Tarn Infos, La Croix du Midi, Radio Ménergy), puis envoyé aux absents.
Résultats :15 juin 98 : Rendez-vous avec Monsieur le Député-Maire Paul QUILES (PS) : Monsieur Quilès est le seul élu local à reconnaître et à insister sur la dimension autoroutière du projet (tous les autres élus prétendent que la dimension autoroutière de l'axe Toulouse-Lyon est une exagération). Sa connaissance du dossier paraît toutefois inexistante. Son ambition principale semble être la desserte (le plus rapidement possible) du site en reconversion fururiste de l'ancienne mine à ciel ouvert de Carmaux.
- articles dans La Dépêche le 10 juin 98, dans Tarn Infos le 11 juin 98, dans Le Tarn Libre et La Croix du Midi le 12 juin 98,
- 18 juin, le collectif s’exprime sur Radio Albigès.
- FR3 Tarn prévoit un débat avec la contradiction. Ils devaient nous rappeler, on attend toujours.
15 juin 98 : courrier à Madame Dominique VOYNET, Ministre de l’Environnement, accompagné du dossier de presse, pour demander une entrevue. Les Verts du Tarn ont accepté d’intervenir.
15 juin 98 : demande de rencontre.
- aux Maires de Marssac, Terssac, Cagnac les Mines, Castelnau de Lévis, Sainte-Croix, Mailhoc, Le Garric (seulement deux réponses : Sainte Croix et Le Garric). Les autres ont été relancés sans succès.16 juin 98 : demande de rendez-vous avec Monsieur Marc CENSI (divers droite), Président du Syndicat Mixte d’Etudes et de Promotion de l’axe européen Toulouse-Lyon : réponse négative.
- à Monsieur Jacques VALAX (PS), Conseiller Général (réponse favorable mais rencontre sans intérêt. En effet, Monsieur VALAX semble ne rien connaître au dossier).
29 juin : lâcher de ballons relaté dans la presse et sur France 3 Tarn. Coïncide avec la signature d'un contrat de surveillance de la qualité de l'air entre la Mairie d'Albi et l'ORAMIP. La contradiction n'effraie pas la mairie d'Albi.
9 juillet 1998 : Monsieur Thierry
CARCENAC (PS), Député et Président du Conseil
Général du Tarn reçoit le collectif.
D'après lui, il ne faut pas négliger l'intérêt
économique du passage de cette voie rapide dans l'agglomération.
et puis c'est trop tard pour s'y opposer.
24 juillet 1998 : Monsieur Philippe
BONNECARRERE (RPR), Maire d’Albi reçoit le collectif. De même
que Messieurs Quilès et Carcenac, Monsieur Bonnecarrère semble
privilégier le court terme : les conséquences d'un mauvais
choix sur l'avenir ne l'intéresse pas : "moi, je gère le
présent" et nous avons envie de répondre qu'ils gèrent
surtout leur carrière politique.
15 septembre1998 : Monsieur Gérard IRAGNE (PC), Président de la Commission Infrastructures de Transports au Conseil Régional, reçoit la délégation du collectif. Accueil sans solennité mais discution fructueuse au cours de laquelle les problèmes réels ont été posés. Voirie (cohérence des projets à long terme), transports collectifs, pollution, intercommunalité, développement du territoire, ... Le Conseil Régional nous a semblé attentif.
25 septembre 1998 : une délégation
du collectif est reçue aux Ministères des Transports et de
l’Environnement.
Le cabinet du Ministre des Transports nous reçoit : c'est la
première fois que nous rencontrons de vrais interlocuteurs. Les
dossiers ne sont pas niés, notre approche semble respectée,
et l'on nous affirme que rien d'irréversible n'est encore fait.
La dâte de l'enquête d'utilité publique est confirmée.
Au ministère de l'Environnement, l'attitude a été
identique, même si notre interlocuteur semblait moins bien informé
que sa collègue du Ministère des Transports.
Nous pouvons dire aujourd'hui, que ces deux rencontres ont constitué
un moment important de notre action associative.
27 septembre 1998 : marche symbolique à Lescure en présence de 200 personnes ; relatée dans la presse tarnaise et à France 3 Tarn.Vif succès qui déclenche une vigoureuse réplique télévisée. Afin de rendormir les albigeois, le directeur de la DDE (employé de l’état) a été chargé (par qui ?) d’intervenir à la télévision pour dénoncer les soi-disantes exagérations du collectif.
Réunions particulières en 1998
- 30 avril : FOPA est entendue par les
élus communistes locaux.
- 7 mai : Les écologistes tarnais
(Albi autrement, Les Verts, associations écologistes...) permettent
à FOPA de s’exprimer au cours d’une réunion.
- 15 mai : intervention du collectif dans
le quartier du Maranel à la demande de l’association de quartier
(40 personnes présentes).
- 26 mai : présentation du projet
de traversée albigeoise par l’axe autoroutier Toulouse-Lyon à
l’assemblée générale de l’Association de Défense
du Cadre de vie des Habitants de Veyrières (association du collectif)
: 50 personnes.
- 26 juin : réunion publique à
Lescure (150 personnes).
- 30 juin : réunion publique dans
le quartier de Veyrières (150 personnes).
- 3 juillet : exposé du projet
au Mouvement des Citoyens.
-5 décembre 98, 11h: Radio
Ménergy invite le collectif CAA (3 représentants), le Maire
de Lescure, et Monsieur CARCENAC (président du Conseil Général).
Les représentants du collectif se retrouvent seuls devant le micro.
Le ton est donné : les élus ont fait le choix de la politique
de la chaise vide.
Simultanément, à l'invitation des "Verts" le collectif
présentait ses arguments dans une réunion de la majorité
plurielle. Cette réunion avait été déplacée
à cette heure précisément à la demande insistante
de Monsieur le président du Conseil Général (PS).
Pourquoi ? d'une pierre il faisait deux coups : il justifiait son absence
à la radio et il se débarrassait du collectif pensant qu'il
ne pourrait pas être représenté sur les deux sites
à la fois. Raté! personne n'a été dupe et le
collectif à plusieurs têtes pouvait être présent
sur plusieurs actions simultanément.
1999
Le collectif devient "incontournable"
18 mars 99 : Les "Espaces Citoyens" organisent
une réunion "citoyenne" sur le thème des projets de voirie
en Albigeois. Après une réaction
de méfiance vis a vis de ce mouvement proche du Parti Communiste,
le collectif a accepté de participer. Un représentant du
Ministère des Transports devait être présent ainsi
que les différents élus de l'agglomération. Les élus
ne sont pas venus, ni le directeur de la DDE. 700 citoyens ont pu constater
la lacheté des décideurs albigeois. Le débat a malgré
tout eu lieu, les gens se sont exprimés. Le collectif a présenté
de nombreux documents officiels.
Il est clair que les Espaces Citoyens ont offert
ce jour là une tribune inespérée au collectif CAA.
La discrétion des organisateurs au cours de la réunion est
toute à leur honneur. Le PCF local n'a manifesté aucune
tentative de récupération. De droite comme de gauche les
membres du collectif saluent la démarche des "Espaces Citoyens".
C'est une étape "clé" dans ce dossier. Comme l'a dit
un des organisateurs des Espaces Citoyens", "Il y a avant le 18
et il y aura après" ...
1er avril 1999 : délégation des lobbys politiques au Ministère des Transports : Marc CENSI président du Syndicat Mixte de Promotion de l'axe Toulouse-Lyon, accompagné des présidents des Conseils Régionnaux, Généraux et des maires des Préfectures de l'axe (ou de leurs représentants) demande l'accélération du projet.
13 avril : le ministère valide le schéma de maîtrise d'ouvrage du DVA d'Albi (personne ne s'en est vanté : le collectif n'en a pas été informé). Les élus et l'administration poursuivent leur travail dans la discrétion afin de rendre les choses irréversibles.
15 avril 1999 : trois associations albigeoises
rejoignent le collectif. Elles viennent de découvrir l'existence
de projets de grands boulevards urbains destinés à soulager
la rocade autoroutière. Le collectif représente donc 10 associations.
Paralèllement, trois associations concernant le contournement
de Carmaux se sont rapprochées du collectif Albigeois et sans le
rejoindre, occasionnellement, s'expriment avec lui.
22 avril 1999 : le collectif attaque l'Etat au Tribunal Administratif contre la réalisation d'un échangeur pharaonique (95 MF). Le projet est irrespectueux de la loi sur l'eau. Au delà de sa dimension disproportionnée cet échangeur fait passer la 2x2 voies à 6 mètres de profondeur dans une piscine inversée de 400 mètres de long. Le tout se situe dans une zone aux eaux souterraines importantes et affleurantes.
23 avril 1999 : lors de l'inauguration
de la Foire Exposition d'Albi le collectif offre des dictionnaires aux
décideurs afin qu'ils vérifient les sens de môts tels
que : contournement, démocratie, loi, bretelle, concertation, ...
Le nouveau préfet du Tarn, Monsieur Jau découvre à
cette occasion le collectif CAA, sa détermination, et son humour.
19 juin 99 : Le
collectif organise une marche pour demander la priorité au contournement
d'Albi.
La veille dans la Dépêche du Midi
du 18 juin, alors que la marche s'annonce comme un succès : le député
Paul QUILES ainsi que le président du Conseil général
du Tarn et député Thierry Carcenac annoncent leur décision
de défendre le contournement d'Albi (il oublient de dire qu'ils
sont pour, mais dans 30 ans). La volonté de casser notre marche
est flagrante.
La marche est un succès : 600 personnes
dans la rue, dans une ville comme Albi,
c'est rare. Le plus intéressant, est que ces participants n'étaient
pas des habitués de la manif. Des familles entières sont
venues sans agressivité pour dire NON aux projets passéistes.
La Dépêche du Midi titre : "Le Grand Contournement en Marche".
7 octobre 99 : courrier
du ministre J.C. GAYSSOT aux élus albigeois : l'enquête d'utilité
publique imminente depuis le début de l'année est provisoirement
abandonnée et le DVA est remis en cause. La lettre du ministre suscite
plusieurs remarques :
- elle précise que le schéma directeur
du DVA d'Albi validé le 13 avril est annulé. C'est un point
positif.
- le ministre prend note de la nécessité
de réaliser rapidement le contournement d'Albi et propose de financer
les études de faisabilité au prochain contrat de plan. Mais
nous
avons la preuve que ces études ont été faites.
Soit le ministre cherche à nous tromper, soit il a lui même
été trompé : nous penchons pour la deuxième
option. Les décideurs locaux ont abusé le ministre.
- Le ministre demande que la concertation s'installe
autour du DVA. Il semblerait que nos élus n'aient pas la même
définition de ce terme que nous. Le maire d'Albi a même répondu
en gros : d'accord pour la concertation mais après avoir décidé
le DVA ( voir la Dépêche du Midi du 29/10/99).
- Le ministre semble accepter l'idée d'une
remise en cause d'une des deux portes autoroutières d'Albi. La bretelle
de Lescure pourrait être abandonnée mais pas celle du Séquestre.
Pour le collectif c'est clair, si l'on réalise une porte il faudra
tôt ou tard réaliser l'autre. C'est la stratégie d'un
super saucissonage.
Aujourd'hui et depuis 2001, nous attendons la concertation avec le soutient
de plusieurs milliers de signataires à notre pétition. Les
annonces se succèdent et rien ne se fait.