Extraits du dossier FNAU n°
16 qui présente les réflexions des Agences d’Urbanisme
sur les problématiques
d’intégration urbaine des grandes voiries d’agglomération.
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Fédération Nationale des Agences d’Urbanismes L’intégralité de ce dossier peut être obtenue sur
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« A Rodez, l’enjeu est
de créer de nouvelles liaisons structurantes sans générer
de nouvelles coupures dans les
tissus urbains traversés. »
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conçue avec 5 giratoires et 2 carrefours à niveau. Cet aménagement restitue à la rocade
son caractère de desserte urbaine et
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REDUIRE LES NUISANCES, ATTENUER LES COUPURES URBAINES, RECONQUERIR L’ESPACE PUBLIC
L’exemple de la RN 88 dans la
traversée de Rodez
A Rodez, le refus par les autorités locales
d’une traversée «autoroutière» de l’agglomération
a
amené l’Etat maître d’ouvrage à concevoir le doublement
de la nationale 88 (Lyon - Toulouse) dans une optique plus urbaine. Un
protocole d’études a été signé avec la communauté
d’agglomération du Grand Rodez afin de définir les
caractéristiques de l’axe, ses points d’échanges et son phasage
en lien avec les projets de développement de l’agglomération.
Pour l’Etat, il s’agit d’un changement culturel important car il élargit
le champ de la réflexion au-delà de la dimension «circulatoire»
de l’ouvrage pour aborder la question de son intégration urbaine

Extraits du dossier N° 16 de la FNAU
« Comme le chemin fait le champ, les voies rapides et les autoroutes
urbaines structurent les agglomérations modernes, nées avec
l’automobile et grandies au rythme de la mise en place des pénétrantes
et des périphériques… Jusqu’au début des années
80, le leitmotiv des pouvoirs publics a été d’adapter la
ville à l’automobile et de faciliter l’écoulement du trafic
: il fallait élargir les voies pour mieux desservir la ville existante
et il fallait créer de grandes voiries d’agglomération pour
permettre le développement des quartiers périphériques.
Ce système a montré ses limites et suscité
des oppositions de plus en plus vives. Les voies
rapides urbaines sont en effet aussi sources de bruit, de pollution, de
dégradation paysagère, de fragmentation territoriale et d’isolement
des quartiers. Les impacts négatifs des logiques purement routières
appliquées dans les années 60 et 70 se sont progressivement
fait sentir avec l’extension incontrôlée de l’archipel
périurbain et les traumatismes urbains provoqués par les
voies rapides nouvelles dans les quartiers traversés »……
…… « La conception de l’axe (2x2 voies)
autorise des vitesses excessives avec des risques d’accidents aggravés
aux points de contact avec le reste du réseau.
La fluidité lente dissocie vitesse et capacité. L’objectif
est de garantir la fluidité du trafic à une vitesse modérée
de l’ordre de 50 km/h, ce qui permet d’optimiser le débit d’écoulement
du trafic sur l’axe. Pour cela, les échanges se font à niveau
et les feux rouges ou carrefours dénivelés laissent
place à de simples giratoires.
La fluidité lente permet la «requalification»
des voies rapides et elle facilite l’insertion urbaine
des
voiries structurantes en limitant les effets de coupure. » ……
…… « Un enjeu d’urbanisme important de la ville moderne est de résorber ou limiter les effets de coupure des voies rapides structurantes sans pour autant pénaliser l’accessibilité aux grands pôles de l’agglomération. » …….
…… « Fluidité lente, fluidité rapide… des objectifs de circulation qui sont aussi des « choix de ville » La fluidité rapide associe vitesse et capacité. Elle impose l’aménagement d’un réseau routier rapide à 2 x 2 voies de circulation, avec carrefours dénivelés pour une vitesse de référence de l’ordre de 110 km/h. Cette conception a profondément marqué le paysage urbain récent des villes françaises. » …….
…… « Les voies rapides conçues dans cet objectif se
comportent en effet comme des objets techniques autonomes dont la fonction
se limite à l’écoulement des flux automobiles et qui génèrent
des « effets de coupure » néfastes au fonctionnement
de la ville. »
Entrée de Rodez en aménagement
à une voie. Seule la sortie est en 2x2 voies.
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